Je te promets sur TF1 : "Mathis et Rose vont finir par nouer des liens très forts" selon Narcisse Mame - News Séries - AlloCiné

Published 2024-02-18 00:00:00

Alors que la saison 2 de "Je te promets" continue ce soir sur TF1, Narcisse Mame nous dit tout sur ces nouveaux épisodes, l'évolution de Mathis, l'arrivée de Rose dans la série, et ses relations avec ses partenaires de jeu.

AlloCiné : Si l'on remonte au tout début de l'aventure Je te promets, qu’est-ce qui vous a plu dans le projet et dans le personnage de Mathis au moment de passer les essais ?

Narcisse Mame : De base ce n’était pas acquis pour moi. J’ai longtemps hésité avant de prendre ma décision, dans le sens où je trouve que les adaptations de séries ne sont pas toujours réussies. Et This is Us c’est une institution aux États-Unis, c'est un énorme succès et c’est très ancré dans la culture américaine. J’avais pas mal de craintes à ce niveau-là, mais j’ai assez vite rencontré la productrice et les réalisateurs qui m’ont rassuré.

Et à la lecture des premiers scénarios de la saison 1, j’ai dit "banco" car il y avait cette intelligence de faire de cette adaptation quelque chose de très français, qui soit là aussi très ancré dans notre culture à nous, que ce soit au niveau des références ou de la musique. Même si le projet vient des États-Unis, quand on regarde Je te promets, on est vraiment face à une série française avec des personnages français.

Vous évoquez This Is Us, la série originale dont est adaptée Je te promets. L'aviez-vous vue avant de débuter le tournage ? Ou l'avez-vous rattrapée depuis ?

Non, j'ai refusé de la voir, car je n’ai pas envie d’être influencé d’une quelconque manière par le personnage et le comédien américains. Une fois que l’aventure sera terminée, je pense que je regarderai This Is Us pour voir comment les acteurs ont interprété les différents personnages, mais pour l’instant je préfère ne rien savoir sur la version américaine.

Julien Cauvin/Authentic Prod/TF1

Dès le premier épisode, on ressent une alchimie évidente entre vos partenaires et vous. On croit à cette famille Gallo. Ça a tout de suite collé entre Marilou Berry, Guillaume Labbé, et vous ?

En fait, Guillaume et moi on se connaissait déjà car on avait travaillé ensemble sur Trauma. C’est marrant d’ailleurs car une fois le tournage de Trauma terminé, on évoquait les projets des uns et des autres avec mes partenaires, et j'ai dit à Guillaume que j’allais tourner dans The Eddy, la prochaine série de Damien Chazelle. Et lui m'a teasé un "gros projet", en ajoutant qu'il ne pouvait pas m'en dire plus.

Et un an plus tard, quand je suis en train d’hésiter et que je discute de la série avec les réalisateurs, Guillaume m’appelle et me dit "Je te le dis, la grosse série dont je te parlais c’est Je te promets alors rejoins-moi dans l’aventure". Et là, forcément, ça me faisait une bonne raison de plus de foncer.

Quant à la rencontre avec Marilou, ça a été une vraie évidence tout de suite. Je n’avais entendu que du bien d’elle et on s’est réellement entendu comme si on se connaissait depuis des années. Ça marche hyper bien et ça se ressent à l’écran. Quand il y a une alchimie entre des comédiens et des comédiennes, il y a quelque chose d’assez vrai qui transparaît à l’écran, ça ne ment pas.

Le couple que vous formez à l'écran avec Léonie Simaga fonctionne également très bien. Comment avez-vous travaillé la relation Mathis-Agnès ?

Il y a cette espèce de décalage qui fonctionne bien dans leur couple, c'est vrai. On sent que les "rôles" sont inversés. C’est elle qui tient la maison, et lui qui est plus fébrile. C’est un juste équilibre en fait. C’est Mathis dans toute sa caractérisation. Parce qu’il a eu cette fragilité, qu’il a été adopté, et qu’il a eu du mal à trouver sa place, il ne pouvait que se retrouver avec une femme qui avait plus d’assurance que lui.

Et ce qui est intéressant c’est que dans la saison 2 on remarque des prises de becs plus fortes, plus intenses, parce que du côté d’Agnès il y a une forme de lassitude face à ce mari qui est trop instable et qui a du mal à gérer ses émotions. Et en même temps il y a une forme d’affirmation chez Mathis qui ne veut plus subir et qui veut aller jusqu’au bout de ce qu’il a décidé de faire. C’est vraiment conflictuel, j'aime beaucoup la manière dont évolue leur relation.

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Marilou Berry a co-réalisé les douze épisodes de la saison 2. Est-ce que c’est perturbant au départ d’être dirigé par sa partenaire de jeu ?

Non, je n’ai pas pris la nouvelle avec inquiétude, au contraire. Je trouvais ça intéressant d’avoir son point de vue. D’autant plus qu’on n’avait pas tant de séquences ensemble dans cette deuxième saison. Elle restait plutôt derrière la caméra en ce qui concerne mes scènes. Et ce qui était positif c’est qu’elle connaissait les personnages sur le bout des doigts. Et elle a vraiment réussi son travail de réalisatrice. On s’est tous envoyé des messages après la diffusion des deux premiers épisodes, elle peut être fière d’elle.

La saison 1 se terminait par un moment très fort pour Mathis, qui faisait une sorte de burn-out, de dépression suite à tout ce que la rencontre avec son père biologique avait pu chambouler ou réveiller en lui, et décidait de changer de vie et de démissionner de son travail et de devenir famille d’accueil. Lorsque débute la saison 2, la jeune Rose entre dans sa vie. Que pouvez-dire sur la manière dont va évoluer cette intrigue ?

C’est intéressant car c’est Mathis dans toute sa splendeur. En saison 1, on a vu un personnage très impliqué dans son travail depuis tant d’années, très rigide, très obtus. Il n’a pas vraiment perdu ce côté obtus, mais en saison 2 on va se rendre compte qu’il a vécu la mort de son père de manière très brutale et qu’il a la sensation de ne pas avoir assez profité de son père. Alors il se dit "À mon tour, j’ai envie de prendre du temps pour ma famille, et j’ai envie d’offrir à un autre enfant ce que j’ai eu moi-même quand j’étais plus jeune".

La réflexion de Mathis va donc partir de là. On voit qu’au départ Agnès n’est pas trop d’accord. Elle aimerait qu’il prenne le temps de réfléchir, mais Mathis fonce, il y va. Il pense que son expérience va lui permettre de gérer la situation très simplement. Mais très vite il se rend compte que les choses ne sont pas du tout comment il les imaginait. Car il a une gamine en face de lui qui est blessée de l’intérieur. Et ça part vite au clash. Donc il va devoir lâcher son côté rigide pour aller dans des rapports plus terre à terre. Mais même s’ils ont du mal à s’entendre au départ, Mathis et Rose vont finir par se trouver et vont nouer des liens très forts, très intenses.

Julien Cauvin/Authentic Prod/TF1

Comment s’est passée la collaboration avec Sandy Afiuni, l'interprète de Rose, qui a rejoint la famille Je te promets cette saison ?

Sandy c’est une crème. Elle était très impliquée, et comme elle n’avait pas beaucoup d’expérience, elle était très à l’écoute et très intelligente dans sa manière d’aborder les choses. Quand elle ne savait pas, elle n’hésitait pas à demander, à prendre des conseils de la part de Guillaume, Marilou, Léonie, ou moi.

Et à plusieurs reprises je lui ai dit "Ecoute, tu fais très bien les choses, fais-toi davantage confiance, c’est toi qui donneras la véritable couleur à ce personnage". Et quand on voit les premiers épisodes on réalise qu’elle a vraiment transformé l’essai.

C’est aussi la saison qui explique les circonstances de la mort de Paul et explique en partie pourquoi les choses sont si tendues entre Mathis et Michaël. Est-ce que ce sont justement les blessures et les failles de votre personnages qui sont le plus intéressant à jouer ?

Bien sûr. Comme j’aime le dire, on ne guérit jamais de ses blessures d’enfance, et c’est ce que révèle cette série. Et c’est pour ça que les téléspectateurs apprécient Je te promets. Quand on a vécu des traumatismes durant l’enfance, ils nous suivent toute notre vie.

On a beau avoir une belle carrière de footballeur, un beau métier de trader, des enfants, ou être accompli, on se rend compte qu’en façade on fait comme si tout allait bien, mais qu’une fois tout seul ces espèces de blessures refont surface et sont très compliquées à gérer. C’est ce qui est super intéressant dans la série.

C’est la première fois que vous interprétez un personnage sur autant d’épisodes et de saisons. Que retenez-vous de cette expérience pour le moment ?

Il y a forcément des affinités et des liens très forts qui se créent car on est tous dans le même bateau. Et ça marche, donc on se félicite, on s’encourage, on se demande comment on va faire pour transformer l’essai la saison suivante. Il y a une vraie solidarité sur ce tournage et au sein de l’équipe, c’est hyper intéressant à vivre.

Et, heureusement, on travaille avec des personnes faciles à vivre, et je crois que c’est très important sur une série longue comme celle-ci. Car s’il n’y a pas cette entente derrière, ça me paraît très difficile d’envisager de continuer sur autant d’épisodes et autant de saisons. Mais sur Je te promets, tout roule, avec tout le monde. Lorsqu’on se retrouve un an après pour reprendre le tournage, c’est comme si on s’était quitté la veille.

Julien Cauvin/Authentic Prod/TF1

Ce n’est pas trop frustrant de ne partager aucune scène avec Camille Lou et Hugo Becker ?

Si, bien sûr. On bosse sur la même série, on donne la même énergie, alors qu’on évolue dans deux mondes différents. Et on ne se voit quasiment pas, si ce n’est lors de certaines avant-premières. Et les seules fois où j’ai dû aller à La Rochelle pour tourner des scènes de flash-back, on a tout de suite eu envie de rester tous ensemble, on ne voulait pas se séparer, mais il fallait très vite que je rentre à Paris pour tourner la suite de mes séquences.

Il y a donc cette espèce de frustration, mais ce qui est génial c’est que quand on regarde la série on se laisse totalement prendre par les séquences qui se déroulent dans le passé. On les découvre en même temps que les téléspectateurs et on voit le boulot qui est fait par tous les comédiens, y compris ceux qui nous incarnent plus jeunes. Il y a une vraie tonalité commune entre les deux "périodes" de la série, et ça c’est beau.

Justement, avez-vous pu croiser Mahamadou Yaffa et Dembo Camilo, les acteurs qui incarnent Mathis enfant et adolescent ? Avez-vous échangé un peu avec eux ?

Non, pas vraiment. Avec Mahamadou, qui joue Mathis enfant, on s’est croisé rapidement au bureau de la production, car j’avais demandé à le rencontrer au moment du casting pour sympathiser et créer un lien. Et Dembo, non, je ne l’ai jamais croisé, mais on s’envoie des messages, on échange sur Instagram.

Je suis ravi du travail qu’ils font car, même sans avoir travaillé ensemble sur le personnage, quand je les vois jouer Mathis enfant ou ado, je vois le même caractère que Mathis a lorsqu’il est adulte. Il y a une vraie intelligence au niveau de l’écriture.

This is Us ayant eu six saisons, on peut supposer que Je te promets durera aussi longtemps si le succès se poursuit. C’est un peu angoissant de se voir engagé sur la durée comme ça ou, au contraire, c’est une situation plutôt confortable pour un comédien, surtout avec un rôle aussi riche ?

Forcément, quand ça marche, on a envie que ça continue. Mais il ne faut pas non plus faire la saison de trop. Il ne faudrait pas vouloir tirer jusqu’à sept ou huit saisons en France parce que ça marche, surtout si on n’a plus grand-chose à raconter. C’est un vrai équilibre à trouver. Lorsqu’on finit une saison sur une bonne note, on a évidemment envie de se retrouver l’année suivante. Mais il faut garder cette alchimie qu’on a créée entre nous et continuer à avoir des scénarios de qualité.

Avez-vous d'autres projets à venir en attendant une éventuelle saison 3 de Je te promets ?

Je suis sur un premier rôle qui devrait se concrétiser bientôt, mais je n’ai pas le droit d’en parler. Et je vais aussi travailler sur la série Ouija pour France 2. On entre en lecture d’ici quelques jours et on tourne début mars. J’ai adoré le scénario, j’ai rencontré le réalisateur, et je trouve que par rapport à ce que France 2 a l’habitude de faire, ça sort vraiment des sentiers battus.

Source : allocine.fr

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